Apres l'amour c'est tout le temps la même chose. D'abord la tristesse les larmes... puis l'incompréhension et la colère. Ensuite l'amour fait place à la haine... et petit a petit à l'oubli et l'indifférence...
Peut-on mêler amour et haine ?
Peut-on détester ce qu'on a tant aimé ?
Peut-on désirer ce qui est l'objet de notre haine ?
« Neill suggère que l'opposé de l'amour, c'est l'indifférence. La haine quant à elle est de l'amour que des obstacles ont fait dévier. A la différence de l'amour, la haine contient un élément de crainte. La haine, c'est de l'amour qui a mal tourné »
« L'amour a une origine sexuelle. S'associe à lui le désir de posséder. Insatisfait, il se transforme en haine. L'amour est loin d'être un sentiment pur. Il a pour origine deux pulsions qui ne cessent de s'opposer. Gouverné, sans en avoir conscience, par un puissant instinct sexuel, il en vient à nier l'objet de ses désirs parce que ce dernier lui échappe. La jalousie est une passion qui exprime très bien ce lien étroit entre amour et haine. A la fois on aime un être et à la fois on lui en veut inconsciemment de nous contraindre à tant dépendre de lui. D'où le fait que l'on puisse aimer faire souffrir celui à qui pourtant l'on tient par-dessus tout.
Donc, aimer c'est vouloir posséder l'objet du désir. Cette possession est déjà une forme de violence qui se transforme vite en haine dès l'instant où cet objet contrarie la réalisation de ce désir. Donc, faire souffrir l'autre n'est sans doute pas une volonté propre à l'individu mais plutôt une conséquence due au manque de recul face à la vie. Quand on est jeune, on se soucie peu de l'autre. On se glisse dans un moule idéalisé qui est le couple mais à l'intérieur de ce couple, les acteurs sont distancés par l'envie de liberté.
Pour être plus clair, quand on est jeune, on veut faire comme la plupart, à savoir créer son pseudo-couple, jusqu'à en pousser le vice de paraître comme étant le couple idéal. Mais très souvent, les deux parties se cherchent, tentent de comprendre leur situation et l'instinct animal qui nous envahit nous pousse à chercher ailleurs. On s'imagine trop souvent que c'est toujours mieux ailleurs alors que l'être avec qui on partageait un bout de vie sera considéré plus tard comme la perle rare qui nous a échappé. »